Exploitation

Pendant l'exploitation, un débit d'eaux usées suffisant doit être assuré. Il faut donc réduire les accumulations de dépôts (précipitations, biofilm) au minimum, à l'aide de mesures opératives, et les éliminer régulièrement par des lavages à contre-courant/épurations. Les mesures opératives sont: une bonne pré-épuration de l'eau brute, le conditionnement, une vitesse d'écoulement élevée et un nettoyage régulier.

Énergie

Le plus grand consommateur d'énergie d'une installation de nanofiltration ou d'osmose inverse est la pompe de surpression, qui est responsable de 50 à 75% de la consommation d'énergie. L'osmose inverse dans l’exploitation  de Wulpen nécessite environ 0,6 kWh/m3 de perméat. Lors d'un rendement de 75%, la consommation d'énergie est de 0,45 kWh/m3 d'eau usée (sauf au niveau de l’ultrafiltration: env. 0,15 kW/m3).

Coûts

Jusqu'à présent, il n’existe aucun calcul fiable des coûts relatifs au traitement des eaux usées en Suisse. Deux études effectuées aux Pays-Bas indiquent des coûts de 0,2 à 0,3 €/m3 et une étude en Allemagne fait mention de 0,4 €/m3. Pour l'installation technique à grande échelle de Wulpen (B), on calcule des coûts de 0,45 €/m3, tandis que les coûts d'une installation aux États-Unis sont estimés à  0,78 $/m3. Aucune de ces estimations de coûts ne tient compte du traitement du concentré. En Suisse, les micropolluants contenus dans le concentré devraient être traités dans une étape supplémentaire (ex. par procédé adsorptif, biologique ou oxydatif), ce qui augmenterait encore davantage les coûts.

xeiro ag